Alexandre Dallenbach blessé lors de la Coupe du monde de pentathlon moderne à Kecskemét

La troisième étape de la Coupe du monde de pentathlon moderne s’est tenue, du 3 au 7 mai, à Kecskemét, en Hongrie. Cette magnifique ville a été le théâtre d’un affrontement intense entre les pointures du pentathlon moderne. Finalement après une âpre compétition, c’est le prodigieux Jun Woong-tae (Corée du Sud) qui s’est imposé à la première place avec un score total de 1437 points. Il confirme ainsi son statut d’un des meilleurs champions de ce sport et affirme sa consistance dans les différentes épreuves. Derrière lui, à la deuxième place, on retrouve le Biélorusse Ilya Palazkov avec un total de 1423 points et en troisième place le Hongrois, Bence Demeter qui avait fini deuxième lors de l’étape 2 à Los Angeles, avec 1423 points à son compteur. Il est aussi intéressant de noter que l’on retrouve à la quatrième place le français Jean Baptiste Mourcia.

De son côté, le franco-suisse, Alexandre Dallenbach a été victime d’une blessure lors de la partie course à pied. Retour sur sa volonté de fer malgré un parcours semé d'embûches.  

Alexandre Dallenbach, un athlète toujours prêt à aller de l’avant

Comme chaque troisième mercredi du mois, le pentathlète franco-suisse revient sur son actualité dans les colonnes du Quotidien de la Réunion. Dans un carnet de bord, il revient sur la troisième étape de la Coupe du monde de pentathlon moderne, à Kecskemét, et ses déboires physiques.

Après les soucis lors de l’étape à Los Angeles, le jeune compétiteur enchaîne avec les problèmes physiques. Problèmes qu’il prend très au sérieux puisque le médecin de la fédération internationale lui a prescrit 12 semaines d’arrêt. En cause ? Une déchirure du mollet gauche.

Cette blessure est survenue alors qu’il disputait la partie course à pied. Pour lui ce problème physique a une explication : après la déception de Los Angeles, où il échappe de peu à la qualification (il termine à la 13ème place de son groupe alors que seul les 10 premiers sont sélectionnés), il a enchaîné les entraînements intenses, malgré la fatigue, pour vite rebondir. Pendant toute la journée de la compétition, son corps tirait continuellement la sonnette d’alarme. Dès la première épreuve d’escrime, il sent que son physique n’est pas présent, très peu d’explosivité lors des assauts et des lourdeurs dans la jambe gauche. En tant que sportif expérimenté, il fait abstraction de la douleur et poursuit la compétition avec l’épreuve de natation. Il termine tout de même avec un temps honorable de 2 minutes 07. C’est lors du combiné course/tir que son mollet s’est déchiré. Il tient tout de même jusqu’à la fin et termine l’épreuve à pied en faisant honneur à sa sélection.

Malgré cette situation difficile, Alexandre Dallenbach voit toujours plus loin et est prêt à aller de l’avant. En ligne de mire : les Jeux olympiques. Il n’a pas le temps de s’ennuyer puisqu’il doit trouver un spécialiste du tir au pistolet de vitesse à 10 mètres, des adversaires pour s’entraîner à l’escrime et un maître d’arme.

Alexandre Dallenbach