Alexandre Dallenbach : du pentathlon antique au pentathlon moderne

alexandre dallenbach

Alexandre Dallenbach

Le pentathlon est une discipline qui possède une longue histoire, remontant jusqu’à l’Antiquité. Si l’on doit sa renaissance à Pierre de Coubertin, le fondateur des Jeux Olympiques modernes, l’épreuve existait déjà dans l’antiquité, quoi que sous une forme différente. Petit retour sur l’évolution de la discipline du soldat ultime

Dans l’Antiquité, pas de logique de score

Le principe du pentathlon a déjà établi dans l’antiquité : 5 épreuves visant à déterminer quel est l’athlète ultime, avec une préférence pour les épreuves liées qui démontrent les aptitudes martiales. Ainsi, on retrouve deux épreuves de lancer, soit le lancer du disque et le lancer du javelot, ainsi que deux épreuves purement athlétiques, à savoir le saut en longueur et la course, et enfin une épreuve très martiale, la lutte. C’est cette dernière qui scelle le format du pentathlon en tant que tel, étant ajoutée au programme lors de l’édition de -708 avant notre ère. Notons qu’à cette époque, on courait un stade, soit environ 192 mètres.

Le système qui déterminait le vainqueur était alors très différent de l’actuel. N’oublions pas qu’à cette époque, il n’y avait pas de médailles d’argent et de bronze, seul le vainqueur comptait. Ainsi, il suffisait qu’un seul athlète triomphe des trois premières épreuves (qui était, dans l’ordre, le saut en longueur, suivit du lancer de disque et enfin du lancer de javelot), pour qu’il soit déclaré vainqueur et que les autres épreuves ne soient annulées. Une perspective inimaginable aujourd’hui ! Selon les historiens, le système de classement de l’époque reflétait cette idée, en éliminant purement et simplement un concurrent classé par trois fois derrière un même autre. Il était alors possible de faire passer tous les concurrents au début pour évaluer les longueurs de saut et de lancer, et de n’en garder qu’une poignée pour les épreuves de course et de lutte.

Aujourd’hui, l’esprit du soldat vu par Pierre de Coubertin

Le fondateur des Jeux Olympiques modernes avait une affection toute particulière pour la discipline et s’est battu pour l’intégrer à la compétition. Si le résultat actuel n’est pas tout à fait ce qu’il souhaitait absolument faire, l’esprit d’origine a été conservé. Le modèle était toujours l’athlète complet, le soldat ultime, et à l’époque du baron, il s’agissait d’un soldat de cavalerie du XIXème siècle : la course a été conservée, mais la natation a remplacé le saut en longueur, le tir au pistolet a remplacé les épreuves de lancer, l’escrime a pris le pas sur la lutte et l’équitation a servi de touche finale à la modernité de l’épreuve.

Cependant, de nombreux changements ont eu lieu sur la forme. Point le plus évident : la fusion de la course et du tir en tant que combiné, ultime épreuve qui clôt la discipline. Le sprint originel est devenu un cross-country de 3200 mètres ponctué de 4 stands de tir, les candidats partant selon leur classement après les trois épreuves précédentes. Du reste, l’escrime emploie l’épée, la natation est un 200 mètres nage libre et l’équitation consiste en un saut d’un total de 12 obstacles. Une épreuve donc très complète !

Alexandre Dallenbach

 

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